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Les églises de nos villages se racontent

"Les églises de nos villages se racontent"

C'était le cas de l'église de La Bouille le 10 juillet, en compagnie de celles de Sahurs et de Moulineaux.
Manifestation de découverte du patrimoine, organisée par le Comité Départemental du Tourisme de Seine-Maritime.
Depuis ce 10 juillet 2011, il existe dans l'église de La Bouille, des panneaux explicatifs sous chaque vitrail, avec des informations sur les maitres verriers, les donateurs, la date de fabrication,  les thèmes traités…



Ce dimanche 10 juillet Catherine Nancey et Roger Lhuissier ont accueilli les visiteurs,
Brigitte Muller, guide conférencière de l'OT Rouen-Vallée de Seine a fait visiter le monument à deux groupes d'une quarantaine de personnes, chacun,
et Agnès Thomas-Maleville a promené ces touristes curieux du patrimoine sur l'itinéraire Hector Malot dans les rues de La Bouille.
Les Bouillais ont remarqué ce dimanche 10 juillet le grand nombre de visiteurs dans les rues du village : aux visiteurs habituels sont venus s'ajouter les 232 visiteurs de l'église dont
193 seinomarins, 21 de l'Eure, une quinzaine venant de huit autres départements, certains lointains comme le Doubs et le Var, deux anglais et deux autrichiens.
Il faut mentionner un visiteur spécifique : Monsieur Olivier Montier, membre de l'Association Française de Campanologie qui désirait pouvoir monter dans le clocher pour recueillir les mentions figurant sur la cloche.



Rendez-vous pris le samedi suivant avec ses deux accompagnateurs, voici les inscriptions qu'a pu relever Olivier Montier :
"L'AN 1865 J'AI ETE NOMMEE GEORGETTE JEANNE
PAR M. GASTON BOULET ET Melle  ADOLPHINE DELAVILLE
ET BENITE
PAR M. BRUNEL CURE DE LA BOUILLE, M. ADOLPHE DELAVILLE MAIRE DE LA COMMUNE, M. BLONDEL ADJOINT
TRESORIERS M.M C. LORCHER  A. SERRE  E.MARC  L. RICHER  P. BLAMEUREAU"
Cartenet Frères, fondeurs à Gueutteville-les-Grès près de St Valery en Caux.

La cloche mesure 1,24 m de diamètre à sa base et pèse 1017 kg.
                       
                          
Vue du clocher (Photo ATM)

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Patrimoine et un peu d'histoire

 

  LA BOUILLE, DROLE DE NOM …

L'origine du nom est incertaine, et plusieurs explications peuvent être proposées 

   

- 1 - Une bouille est un bourbier, un marais, lieu marécageux, du latin bau-ucula, dérivé de baua, boue. Le village, construit en bord du fleuve, soumis aux inondations, devait être effectivement fort boueux, comme l'écrit Amélie Bosquet en 1855 dans son ouvrage La Normandie illustrée :

"Ce n'est pas que ce lieu en lui-même, soit charmant ; l'étymologie de son nom en accuse le défaut : Bouille vient, dit-on, de boue, de bouillie. La bouille, en effet, est un bourg très sale qui se compose d'une grande place non pavée, entourée d'écuries et d'auberges…, de plusieurs ruelles impraticables"

 

- 2 - Le latin bullare (bouillonner, faire des bulles)  peut aussi être retenu. En effet le passage du mascaret occasionnait probablement de forts remous à la base de ce grand méandre.
Cette interprétation serait confortée par la présence à la Bouille, des prairies du « VRACQ », mot qui viendrait de « varech » : la marée rejetait probablement à cet endroit des amas d'algues ou des débris  …

- 3 - Enfin, sur les cartes anciennes, on peut lire "La Boville" : de bouverie, étable à bœufs. Ce qui est fort plausible dans les prairies du bord de Seine.                  
Le V se serait mué en U au fil des siècles.

Pour info, une "bouille" est aussi une hotte pour la vendange. (cf. Littré).

C'est à La Bouille que s'arrêtaient les droits du roi sur le cours d'eau

La fondation de La Bouille remonterait aux Celtes. Dès le XIe siècle, le village, qui, sis entre les falaises et la Seine, ne possède pratiquement pas de terres agricoles, oriente son économie vers le fleuve : pêche et transport de pierres de Caumont, de sel, de blé, etc. L'activité fluviomaritime animera la petite cité jusque dans les années d'après-guerre.

Au XVIe siècle, elle arme au long cours et fait le commerce de marchandises exotiques : sucre, pierreries, fourrures, etc. En 1620, Louis XIII lui accorde un jour de marché. Quelques années plus tard, la création des « batels » bouillais, qui rejoignent la capitale normande en quatre heures, fait du port le point de passage obligé entre Rouen et la Basse Normandie. Les voyageurs affluent, les auberges et les commerces se développent. A la fin du XIXe siècle, avec l'ère du bateau à vapeur, La Bouille devient un lieu de villégiature réputé. Après la seconde guerre mondiale, le trafic fluvial décline, et le village se reconvertit dans le tourisme.

Les habitants de La Bouille sont les Bouillais et les Bouillaises





Maison de Louis XI – XIVe siècle – Pan de bois - Rue du Docteur Magalon  

 

En juin 1467, Louis XI se rend à La Bouille pour rencontrer le Duc de Warwick, ambassadeur d'Angleterre. L'entrevue a lieu dans cette maison à colombages. A cette occasion, il y est « moult festoyé » : la dépense se monte à 325 livres, 6 sous et 6 deniers. La chambre de cette demeure conserve une cheminée ornée d'un médaillon aux armes de France. 



 Archange Saint Michel – XVe et XVIe siècles – Bois – Place Saint Michel  
 

Cette statue est accrochée au flanc d'une bâtisse du XVe siècle, dont la façade a été remaniée au XIXe siècle. En 1639, la révolte des Va-nu-pieds, soulèvement de paysans contre l'établissement des greniers à sel en Basse Normandie, embrase la province. Le chancelier Séguier, dépêché en Normandie pour diriger la répression, prend ses quartiers au Grand Hôtel Saint Michel et envoie de nombreux édits qui font dire aux Rouennais : «Le mauvais vent vient de La Bouille». L'insurrection est étouffée en 1640.



Eglise Sainte Madeleine – XVe au XIXe siècle
Pierre de Caumont – Place du bateau
 
 

Cet édifice, de style ogival, se dresse à l'emplacement d'une ancienne chapelle où dit-on, Louis IX et Blanche de Castille seraient venus en pèlerinage. La première pierre de l'église est posée en 1423 par Mgr de La Roche Taillée, évêque de Rouen, en présence du marquis d'Estampes, seigneur de La Bouille. Arthur 1er, comte de Bretagne, écarté de la couronne d'Angleterre par son oncle, Jean sans Terre, qui le fit assassiner en 1203 – son corps aurait été retrouvé à La Bouille – y serait inhumé. A l'intérieur, la lumière qui tombe des hautes verrières vient jouer sur la pierre blanche des colonnes.
Il existe dans l'église de La Bouille, des panneaux explicatifs sous chaque vitrail, avec des informations sur les maitres verriers, les donateurs, la date de fabrication,  les thèmes traités…



Eglise Sainte Madeleine – Première moitié du XIXe siècle
Graveur : Léon Morel-Fatio – Gravure sur bois
  
 

Autrefois, l'église Sainte Madeleine était parée d'un clocheton si petit qu'il valait à l'église le surnom ironique de « cathédrale de La Bouille ». En 1863, il est remplacé par le clocher actuel, du haut duquel Albert-Lambert père, jeune apprenti sculpteur sur pierre, aurait découvert le village et décidé d'y bâtir son «nid».



Vitrail de Pierre Brice – XVIe siècle – Eglise Sainte Madeleine  
 

Ce vitrail représente Pierre Brice, « escuyer, conseiller du roy, auditeur en sa chambre des comptes de Normandie », en armure, devant une ville en feu. Il est accompagné de sa femme, damoiselle Geneviève Voisin.



Vitrail des notaires – XIXe siècle – Eglise Sainte Madeleine 
 

L'homme de lettres Hector Malot, qui n'a pourtant jamais caché ses idées anticléricales, a participé au financement de ce vitrail, qui honore la mémoire de son père et de ses deux successeurs, MM. Beauvet et Drapeau, anciens notaires à La Bouille. Leurs trois portraits figurent en médaillon.



Grenier à sel – Pierre de Caumont – Rue du colonel Périn  
 

Sous l'Ancien Régime, la Normandie fait partie des pays de grande gabelle, où les habitants sont tenus d'acheter une certaine quantité de sel. Les collecteurs de la gabelle viennent s'approvisionner à La Bouille pour distribuer le sel dans les villes et les villages de Basse Normandie. Les greniers sont situés sur les côtes : au Tréport, à Saint Valéry, à Quilleboeuf, à Dieppedalle, etc. La basse Seine, moins taxée que la Loire, fournit en effet toute la France du Nord. Le « grenier d'impôt » de La Bouille est l'un des plus anciens de Normandie.



Les Gazouillis – XVIIIe siècle
Pierre, brique et pans de bois – Côte Albert-Lambert
  
 

Plusieurs textes anciens évoquent la présence d'une industrie du drap à La Bouille au XVIIIe siècle. Le grenier étente de cette grande maison en témoigne.



Maison d'Hector Malot – XVIIIe siècle
Pierre et brique – Quai Hector Malot 
 

Le 29 mai 1830, Hector Malot, auteur de Sans famille, naît dans cette maison des bords de Seine. Quelques heures après sa naissance, un voilier, en virant maladroitement, brise la vitre de la chambre du nouveau-né avec son mât de beaupré. Les Bouillais y voient le présage d'une destinée peu commune. Le romancier vivra dans cette maison jusqu'à l'âge de cinq ans. La présence du fleuve, des voiliers, les histoires de marins racontées par sa mère, veuve d'un capitaine au long cours mort à Saint-Domingue, influencent son enfance et lui donnent le goût des voyages.



Buste d'Hector Malot – 1866
Sculpteur : Chapu – Bronze – Square Hector Malot
 
 

C'est en 1967 que ce buste de l'enfant du pays, initialement destiné à la ville de Rouen, est installé dans le petit square qui fait face à l'église.



Manoir Bon-Accueil – XVIIIe siècle – Rue de Seine 
 

Cette imposante maison normande portait jadis les panonceaux de l'étude notariale ; le père d'Hector Malot y a officié. Après le transfert de l'étude à Grand-Couronne, en 1887, elle sert un temps de pension de famille. A partir de 1934 et pendant une trentaine d'années, elle accueille une école privée.



Plan de la paroisse – 1768
Lescuyer Feudiste – Archives départementales de Seine Maritime, Rouen
 
 

Au XVIIIe siècle, La Bouille arme des navires vers des destinations lointaines telles que la Guinée, le Brésil, Saint-Domingue, Terre-Neuve. Ce précieux document montre qu'un petit port s'étendait alors devant l'église ; on y voit également qu'une halle à blé, du XIe siècle, se dressait sur l'actuelle place du bateau.



Villas du quai – Fin du XIXe siècle
Quai de Caumont
 
 

A la sortie du vieux bourg, en direction de Caumont, les rives du fleuve sont bordées de villas normandes à l'architecture typique de la fin du XIXe siècle : toits de tuile, colombages, balcons… Rouennais et Parisiens y viennent alors en villégiature. La Bouille est encore très fréquentée entre les deux guerres et sa population double pendant les vacances.



Bateaux de La Bouille – Carte postale 
 

Au XVIe siècle, de lourds coches d'eau halés par des chevaux et gréés de voiles pour profiter des vents, les batels bouillais, remontent le fleuve vers Rouen. En 1831, un premier vapeur est mis en service sur la ligne Rouen – La Bouille, bientôt desservie par L'Union, L'Emma, Le Furet. Une vedette de la compagnie Joffet effectuera le trajet jusqu'en 1980.



La Seine peinte à La Bouille – Vers 1890 – Peintre : Albert Lebourg,  
 

Turner, Sisley, Gauguin, Vignet, Hénocque ou encore Albert Lebourg (1849-1928) ont été séduits par la courbe si particulière de la Seine à La Bouille. Ce dernier, l'un des maîtres de l'école de Rouen, a passé plusieurs étés dans une petite maison dont le jardin donnait directement sur le fleuve et l'embarcadère. Il a peint avec prédilection les bacs et les bateaux à vapeur. Quant aux écrivains, ils ne sont pas en reste, et Victor Hugo, Octave Mirabeau ou Hector Malot ont évoqué, chacun à leur manière, l'esprit des lieux.

   


Restaurants – Quai Hector Malot et place du bateau 
 

La gastronomie bouillaise ne fait pas mentir le dicton qui prétend « Qui a fait normand a fait gourmand ». Sa réputation remonte au XVIe siècle, lorsque les voyageurs arrivés de toute la basse Normandie par diligence – l'actuel hôtel des Postes est l'ancien relais de poste – venaient s'embarquer pour Rouen. En attendant le départ, lié à la marée et à divers aléas, ils allaient se rassasier dans les auberges du bord de Seine.



Capitainerie du port – 1929
Brique – Quai Hector Malot
 
 

La capitainerie abritait un « maître port » qui, à l'aide d'un porte-voix et d'un tableau noir, désignait aux navires remontant la Seine le numéro de leur emplacement sur les quais de Rouen. Elle a cessé son activité en 1962.



Mairie – 1933
Architecte : R. Pruvost – Rue de la République
 
 

Ce bâtiment conçu à l'origine pour abriter une mairie, une école de garçons, le logement de l'instituteur et un local destiné aux bains-douches, ne manque pas de pittoresque avec ses toits aux tuiles étagées, ses murs à colombages et son campanile portant, à son faîte, une girouette drakkar.

 

 



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Libération de La Bouille le 27 Août 1944 par les Canadiens

Une rue de La Bouille porte le nom de « Rue des Canadiens ».
Une place, celui de « Place de la Libération ». Si certains Bouillais en connaissent la signification, puisqu'ils ont vécu ces évènements, d'autres, plus jeunes, ignorent peut être le motif du choix de ces plaques.

Il y a 65 ans, dans l'après-midi du 27 août, des soldats des troupes canadiennes entraient dans le village de La Bouille, occupée par les Allemands depuis 4 ans.

En hommage à leur courage, qui nous a permis de recouvrer la liberté, la Municipalité a souhaité marquer l'évènement, et fêter la libération de La Bouille

Voir ici les photos de la cérémonie du 65 éme anniversaire de la Libération

Rappel

Trois mois auparavant, le 6 juin 1944, la 1ère Armée Canadienne débarque en Normandie à Courseulles, traverse l'Orne à Caen, et prend part à la bataille de Falaise.
Puis le 2ème Corps canadien reçoit pour mission d'avancer dans la direction d'Elbeuf et de traverser la Seine pour y établir des têtes de pont. (Les ponts de Rouen sont tous détruits).

La progression des Canadiens est assez rapide jusqu'à Bourgtheroulde. Là, durant toute la journée du 26 août, la 2ème Division d'infanterie canadienne se livre à des combats acharnés contre les Allemands, à l'entrée sud du bourg, puis dans le centre même : le bataillon Black Watch perd 90 soldats ! De violents combats ont également lieu à La Londe.
• aucune donnée sur les pertes allemandes
• 4 habitants de La Londe seront assassinés par les Allemands de la tristement célèbre Division SS das Reich.

 
Rond point des Canadiens à l'entrée Sud de Bourgtheroulde


 
Momument aux Canadiens sur la route de Brionne à Bourgtheroulde

Puis la 2ème Division canadienne se dirige vers la forêt de la Londe, déjà si tristement marquée par les combats de la guerre de 1870. Là, elle se heurte à un dernier sursaut des troupes de Von Kluge et W Model, fermement résolus à garder le goulet que forme la base de la boucle de la Seine, ayant à son sommet Rouen.( 5 km de Moulineaux à Orival à vol d'oiseau) : il faut laisser le temps nécessaire aux troupes allemandes pour franchir le fleuve avec le maximum de matériel possible.
Les Allemands (la 331ème division d'infanterie allemande, sous les ordres du 81ème Corps d'Armée) prennent donc position le long de la voie ferrée des longs vallons, avec une forte concentration de chars, (protégés par les 4 tunnels), mortiers, lance-fusées… Ils sont appuyés par l'artillerie, postée aux Essarts, Grand Couronne et sur la rive droite, à Sahurs.
Les Canadiens des Régiments «Maisonneuve», «Montréal», et «Royal» - venus de Bourgtheroulde, mal informés par le service de renseignement qui avait sous-estimé les forces ennemies dissimulées dans le forêt, tombent sur un véritable mur de feu et sont surpris par la vigoureuse réaction des Allemands. Les combats vont durer 3 jours. Ils seront extrêmement meurtriers puisque on dénombre 86 victimes coté canadien. Les Allemands tiendront bon et se retireront une fois leur mission accomplie.

 

Monument en forêt de La Londe(1944)

et sur la place de l'Ourail à La Londe
 Entrée dans La Bouille

Depuis plusieurs jours, du fait des bombardements de l'aviation alliée visant les bords de Seine pour stopper le passage du fleuve par les Allemands, les habitants de La Bouille devaient se réfugier à chaque alerte dans un des 5 abris de la falaise : 4 petites grottes à La Bouille et une à l'entrée de Caumont, la plus grande, faisant office d'infirmerie.

 
 Témoignage des  bombardements
 des bords de Seine : monument sur
 les hauteurs d'Yville :

 "A la vierge protectrice en reconnaissance,
Barneville,   Mauny, Yville, 28, 29 août 1944"

Les Bouillais assistent au va et vient des Allemands tentant de toutes les manières possibles de traverser le fleuve, sur des objets flottants de fortune, à la nage, abandonnant en catastrophe matériel, armes et chevaux…(On raconte qu'il y avait un monceau de carcasses de chevaux au niveau du Vrac)

Le matin du dimanche 27 août, des tirs sont échangés : ils proviennent des bois qui surplombent La Bouille. Le South Saskatchewan Régiment vise les Allemands, en place dans le village, ainsi que le nid de mitrailleuses de Sahurs.

Quelques Bouillais aperçoivent alors les uniformes Canadiens sur les hauteurs du village. Ils agitent à leur intention des drapeaux blancs.
 
Les Bouillais aperçoivent les 1ers Canadiens sur les hauteurs du village.
Au pied de la falaise, à droite, un abri.


Dans l'après midi du 27 août, alors que les combats font encore rage en forêt de la Londe, à Moulineaux et à Caumont, une première colonne de Canadiens, en shorts et chemisettes, descend vers La Bouille, par la côte Albert Lambert, puis une seconde par la côte de Bourgtheroulde, poussant devant eux les derniers soldats allemands en déroute.
Quelques autochenilles canadiennes, des jeeps, des camions, se postent sur la place du Bateau, puis sur l'actuelle place de la Libération moins exposée aux tirs de la rive droite. Un poste émetteur est installé sur les marches de la maison Rolland, en bas de la côte de Bourgtheroulde (derrière la Mairie).

La libération de La Bouille s'est faite quasiment sans combats, et on ne déplore aucune destruction dans les habitations.

Marches sur lesquelles a été installé un poste téléphonique
au pied de la côte de Bourgtheroulde


La population sort alors des abris et accueille avec une joie non dissimulée les jeunes et sympathiques libérateurs, dont plusieurs parlent français avec un fort accent,. Elle leur offre de l'eau fraîche, des pommes, du cidre, très apprécié … et reçoit en échange les premiers chewing gums, des biscuits et de chocolats de ration.
Puis les cloches sonnent à toute volée.
On imagine la liesse des habitants…
Celle-ci est malheureusement attristée par 3 décès qui ont touché peu auparavant la population bouillaise. Le 25 août un obus est tombé sur un petit abri où s'était retranché l'instituteur M Pruvost et sa fille, qui sont tués sur le coup. Le 27, le jeune François Maréchal, âgé de 7 ans, est grièvement blessé sur les hauteurs du village. Il décède alors qu'il est transporté dans la grotte-infirmerie de Caumont.
Le 29, deux* nouveaux deuils frapperont le village. Un jeune Bouillais de 17 ans, Guy Delarue qui a rejoint la résistance FFI en juillet, et son camarade requis Carmine Rossi, voulant participer à la libération de Caumont, sont abattus par un groupe d'Allemands en bas de la cavée de Caumont.

Yvonne VIDAMENT a été tuée dans l'agglomération

 
Monument aux morts - cimetière de La Bouille


La Bouille se souvient avec émotion de cet été 44,

 

et exprime sa reconnaissance

 

envers les soldats canadiens du 2ème Corps d'Armée.

 A T.M
 Sources :
  - Document réalisé par Mme Bernières en 1994
    avec les témoignages de Mmes et Ms Camia, Duquesne, Hard, etc.
  - « Récit d'une page d'histoire non publiée, par les combattants canadiens »
    Août 1944. M Cheron / La Londe
  - Historama N°157 octobre 1964
    « Les Canadiens libèrent la Normandie »
  - Paris Normandie 22 oct 1984
    « Une stèle pour les Canadiens inaugurée aujourd'hui »
  - « Montgomemry franchit la Seine » - Eddy Florentin, Presses de la Cité 1987



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