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Aux alentours

Les alentours de la Bouille offrent des buts de promenade inépuisables.
Voici donc quelques curiosités dans les communes limitrophes du village :


1 - Moulineaux | 2 - La Maison Brûlée | 3 - Caumont | 4 - La Fôret de la Londe |
5 - La Boucle de Roumare


1 - MOULINEAUX

Moulineaux doit son appellation à la présence de nombreux moulins à eau situés à l'entrée du village, le long de la petite rivière. L'histoire de ce charmant bourg est intimement liée à celle de La Bouille puisque Moulineaux a été rattachée à la commune de La Bouille de 1813 à 1837 (par décret impérial).

 - Les sources  

On ignore souvent la présence de ces sources, sourdant sous la colline. La petite rivière de Moulineaux, longue de quelques centaines de mètres rejoint la Seine en traversant les prairies.
A son embouchure, un port aurait existé jusqu'au XIVème siècle.
Hector Malot, dans un roman dont l'action se déroule à Oissel, Complices (1892), évoque l'éventualité d 'aménager ces sources pour alimenter… Paris : œuvre de fiction tout à fait prémonitoire, puisque, quelques années plus tard, en 1898, la ville de Rouen rachetait effectivement les sources, qui alimentent aujourd'hui le réseau rouennais (30 000 m3/ jour).

- Le manoir des Garin

 

Appelé encore “Manoir des Sources” ou, par erreur, “Manoir des Caradas” ou “Carradas”, ce logis fut construit au XVIème par Jean III Garin, Seigneur de Moulineaux et conseiller au parlement de Rouen. La chapelle du XVIème siècle, remarquable, possède une coupole décorée de peintures murales représentant les ancêtres du propriétaire, notamment Jean Garin Ier, dit Carados (d'où la confusion), ainsi que les armoiries de Marie Le Pesant, grand-tante de Pierre Corneille.

A ce jour le “Manoir des sources” est devenu un restaurant réputé et un lieu de cérémonies familiales. 

- L'église  

L'église fut fondée au début du XIIIème siècle par Blanche de Castille, qui y fit un pèlerinage en 1242 accompagnée de Louis IX et de Marguerite de Provence. Blanche pria afin d'obtenir un fils et ses vœux furent exaucés peu de temps après. A cette occasion, les illustres visiteurs firent don à l'église d'une superbe verrière (restaurée en 1855) occupant le fond de l'abside et représentant sur un des médaillons, les trois personnages agenouillés devant l'apôtre Jacques.
Offert par Jean Garin en 1506, le jubé en chêne est une petite merveille d'art, sculpté d'un côté en Renaissance, de l'autre en style gothique.
L'église comporte encore des fonds baptismaux romans du XIIème siècle.
Signalons qu'un projet de destruction de l'église eut lieu lors du rattachement de Moulineaux à La Bouille au début du XIXème. A cette occasion, les cloches de Moulineaux furent transportées à La Bouille.  

Une brouille s'ensuivit entre les deux communes, La Bouille se faisant prier pour rendre ce qu'elle considérait comme désormais sienne.

 - Le monument du Qui-vive
Le monument aux soldats morts en 1870-1871 “Qui-vive” fut élevé en 1901 à la mémoire des combats héroïques qui eurent lieu à cet endroit en décembre et janvier 1870-1871, le monument du Qui-Vive représentant le château défendu, est l'œuvre de Messieurs Foucher père et fils, avec l'aide d'Albert Lambert père.
Il a été inauguré par l'historien normand Jean Revel.

- Le château de Robert le Diable  
Bâti au sommet des falaises de Moulineaux, le château de Robert le Diable, dont l'imposant donjon domine la boucle de la Seine, offre une magnifique vue s'étendant jusqu'à Rouen. Le château est édifié au XIème siècle. Son emplacement exceptionnel lui permettant de contrôler l'entrée de Rouen, en fait un point stratégique et lui occasionnera, au fil des ans, de nombreuses destructions.
Le château de Robert le Diable fait partie de la mémoire collective de l'agglomération. Des générations et des générations d'écoliers et de familles l'ont visité, s'y sont promenées, y ont pique-niqué. Mais depuis 2003, pour raison de sécurité, le site est fermé.
Heureusement, depuis quelques mois, le château sort des oubliettes. Un projet de sauvetage est lancé. Les Rouennais pourront bientôt renouer avec leur passé.

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2 - LA MAISON BRULEE

- Le château du Rouvray

Aujourd'hui transformé en lieu de séminaire et de cérémonies familiales, le château du Rouvray fut construit en 1876 par les frères Dutuit, richissimes collectionneurs d'objets d'art grec et latin.
Le legs qu'ils firent à l'état fut si considérable qu'il donna lieu à une exposition au Petit Palais, inaugurée en 1902 par le Président de la République E. Loubet.

L'architecte rouennais Vachot en conçut les plans et les statuaires Guilloux de Binet en réalisèrent l'ornementation.
Le château fut rebaptisé par la suite (de 1925 à 1950) « château de la folle » par les moulinais, à cause d'une châtelaine à l'esprit légèrement dérangé sortant la nuit dans son parc avec ses chiens pour tirer des coups de fusils ! 

- Le château de la Croix-Bizet  

Étrange histoire que celle de cette grosse bâtisse baptisée pompeusement « château », sur laquelle le destin semble s'être acharné.
Construite en 1868 au sommet de la côte de la Maison-Brulée, sur un terrain dont la vue, superbe, domine le méandre, cette maison de villégiature semblait pourtant avoir tous les atouts pour elle. 

Son emplacement stratégique sur l'axe Rouen / Bourgtheroulde / Bourg-Achard lui valut d'être le théâtre d'événements dramatiques lors des différents conflits.
Il fut également occupé pendant la guerre de 1939/1945 par les Allemands, puis par les Alliés, et à nouveau très abîmé.
Tombé petit à petit à l'abandon, son parc a été transformé en… une casse automobile.
Aujourd'hui avec le parc et le château réhabilités et la vue superbe retrouvée, cet endroit est bien apprécié par les locataires des appartements ou des studios meublés.

- La Chapelle Saint-Christophe

Située dans le parc du château, la chapelle Saint-Christophe a été construite en 1843. Elle fut pendant longtemps un lieu de pèlerinage.
Les habitants de la Bouille et des villages environnants, venaient le lundi de Pentecôte y faire bénir leurs médailles à l'effigie du patron des voyageurs, qu'ils plaçaient ensuite dans leurs voitures.
La chapelle servait aussi de caveau aux châtelains. La sépulture d'une jeune enfant aurait été violée par un groupe de Prussiens durant la guerre de 1870.

La chapelle, désaffectée, sert aujourd'hui d'appartement.

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3 - CAUMONT

- L'allée des châteaux

Peu de touristes connaissent ce ravissant petit chemin (G.R23) sentier de grande randonnée, qui dessert, sur les falaises de Caumont, plusieurs propriétés de la fin du XIX e dont les fenêtres s'ouvrent sur le splendide panorama de la Boucle de Roumare.
De la Bouille à Caumont nous rencontrons tout d'abord le Château du Moulin des côtes, puis celui de Caumont, de Beauséjour, du Plouzel et enfin celui de l'Église.


- Les grottes de Caumont 

Il est établi que, depuis des temps très anciens, les grottes de Caumont furent exploitées comme carrières : les constructions antiques exhumées en forêt de la Londe ont révélé des matériaux dont la provenance n'est guère douteuse.
Par la suite, la pierre de Caumont a servi à l'élaboration de nombreux monuments de la région, cathédrale de Rouen en tête.

L'exploitation de la pierre ayant cessée,
les carrières furent utilisées pendant la dernière guerre en vue d'y construire une  Usine de fabrication d'oxygène liquide (comburant pour la fusée allemande V2 destinée à bombarder Londres !) de gigantesques travaux furent réalisés dans ce but, mais cette usine n'a jamais été finie et n'a jamais produit d'oxygène liquide.
Abandonnée d'une part, - lors du débarquement des alliées en 6 Juin 1944 entraînant le départ précipité
des allemands et d'autre part, - la fragilité géologique des carrières.

On y implanta également des champignonnières.
Les grottes de Caumont étaient renommées pour leurs stalactites translucides formées par le suintement de l'eau, qui, à la lueur des torches, montraient un spectacle merveilleux. Malheureusement, nombre de visiteurs voulurent emporter avec eux un souvenir de leur exploration…

Aujourd'hui les grottes de Caumont constituent le haut lieu de la spéléologie normande et offrent la possibilité de pratiquer une activité fascinante dans un site où il reste malgré tout quelques merveilles à contempler et où tous les types de progression souterraine sont représentés : depuis la simple promenade horizontale, au ramping, étroiture, vire, rappel, escalade…

Cette diversité permet d'ailleurs une initiation complète à la spéléologie (avec un encadrement de personnes compétentes) avant d'aller explorer des abîmes beaucoup moins rassurants.
Maintenant les carrières désaffectées voient d'autres types de travailleurs bénévoles qui pour leur plaisir dégagent des boyaux obstrués, explorent des voies nouvelles ou effectuent des travaux scientifiques.
Dans l'état actuel des recherches spéléologiques, on peut affirmer que le réseau des galeries de Caumont forme un site exceptionnel, qui s'étend sur plusieurs dizaines de kilomètres, ce qui le classe comme un des premiers ensembles de cavités naturelles en Europe.
Quelques riverains interdisaient l'accès aux grottes, mais la fédération française de spéléologie a trouvé une solution pour permettre aux spéléos de continuer ce sport au service de la science.


- L'Eglise

La nef romane de l'église Notre-Dame-de-l'Assomption de Caumont, datant du début du XIIe siècle, comporte quelques assises de moellons placées en arête de poisson. Le chœur à chevet plat du XIIIe siècle est en blocage de moellons, mais les angles, portes et baies, sont garnis de pierre calcaire provenant des carrières exploitées sur le territoire de la paroisse.

La tour carrée en pierre du début du XVIe siècle est restée inachevée. Elle offre un départ de voûte sur nervures reposant sur des culots à têtes d'animaux.
A remarquer une jolie piscine crédencée à double cuvette, ainsi que la décoration extérieure de la porte occidentale datant du XIIe siècle  


- Le château de la Ronce  
 

Le dernier château que l'on aperçoit sur le quai à Caumont est relativement récent, il a été construit au début du XX e siècle à l'emplacement même et selon les plans d'une autre bâtisse ayant brûlé accidentellement en 1894.

Les Romains ont laissé à la Ronce des traces de leur passage : dans la clairière longeant le chemin « des longues vallées » (direction Mauny), ont été découverts de nombreux vestiges de constructions antiques. On parle d'un mur de clôture de 3 pieds d'épaisseur sur 200 de longueur, de tuiles romaines, de poteries et de médailles.

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4 - LA FORET DE LA LONDE

La situation de la forêt de la Londe fermant l'isthme très étroit que forme la boucle de la Seine au sud de Rouen est unique.
Voir le site de La Londe

L'histoire s'est à maintes reprises intéressée à ce site stratégique.
À commencer par la préhistoire, puisque l'on a retrouvé dans la forêt de nombreux outils : racloirs, pointes de flèches, haches… datant du paléolithique.

Les vestiges gallo-romains de notre forêt, prouvent qu'une vie sédentaire s'y développa.

La terre à pots en forêt de La Londe
La « Terre à Pots » est connue depuis l'époque gallo-romaine mais n'a été exploitée par les potiers d'Infreville qu'à partir du 16e siècle jusqu'en 1870.
Il ne reste aujourd'hui que des étangs aux abords abrupts et glissants formés sur d'anciennes carrières d'argile très râre qui avait la faculté de blanchir lorsqu'elle ce trouvait chauffée.
Les pavés blancs des couloirs de la ligne n°1 du métro de Paris, début 20ème, ont été réalisés avec cette argile.

Voir le site de
l'Association Tuiles Poteries Briques du Roumois


Au Bosgouët, il existe une pierre, désignée selon les auteurs parfois comme dolmen, parfois comme menhir : La « pierre tournante » (ou pierre de Malmain ). La légende veut qu'elle tourne sur elle-même tous les ans à Noël.

L'époque gallo-romaine surtout a laissé de nombreux vestiges dans la forêt de la Londe, il suffit pour s'en convaincre de consulter une carte d'état major : ruines ensevelies, fanum, vestiges…y foisonnent.
De nombreuses mosaïques, vases, armes, médailles, monnaies… ramassés dans les bois, sont pour la plupart aujourd'hui conservés au Musée de Rouen et de Caen.  

   Sesterce romain en bronze frappé en l'an 180 sous le règne de l'empereur
Marc-Aurèle.
face : effigie d'Antonin Pius, revers : la victoire tenant une couronne et une palme

En 1896, Monsieur Power, découvre à la lisière de la forêt, sur la commune de Saint-Ouen de Thouberville, la « villa romaine », ruines d'un temple carré gallo-romain de 12 m de côté, avec un large perron donnant accès à un sanctuaire comportant une riche décoration murale.
Autour du lieu, de nombreux objets sont répertoriés : bracelets, clous, vases, médailles et tête de statue.


Par la suite, la marque de l'homme dans ce splendide site sera moins artistique : il s'agit essentiellement de souvenirs de combats qui s'y sont déroulés en 1870 et durant la dernière guerre : trous d'obus et de bombes, carcasses de véhicules militaires … plusieurs monuments à la mémoire des soldats tués sont érigés dans la forêt.

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5 - LA BOUCLE DE ROUMARE

La magnifique Boucle de Roumare renferme de très nombreuses curiosités touristiques : sa forêt domaniale, ses prairies humides ainsi que ses monuments remarquables (abbaye Saint-Georges de St Martin de Boscherville, Manoir de Villers, colonne Napoléon au Val de la Haye… pour ne citer que les plus connus). C'est un lieu de promenade inépuisable pour les touristes séjournant à La Bouille.

Abbaye de Saint-Georges

Manoir de Villiers


 


Sahurs

Le Manoir de Marbeuf et la Chapelle du Vœu construit vers 1515 en pierre de Caumont, le manoir de Marbeuf a été édifié à la demande de Louis de Brézé (1459-1531 petit- fils de Charles VII de d'Agnès Sorel demeurant au Mesnil sous Jumièges. Il repose dans la cathédrale de Rouen, grand sénéchal de Normandie et mari de la belle Diane de Poitiers (1499-1566), favorite de François 1er, et maîtresse de Henry II.

La chapelle de style gothique surmontée d'un fin clocher date d'environ 1520, sans doute terminée par les soins de la famille Marbeuf qui en acquit la seigneurie à cette époque.
En 1637, Pierre de Marbeuf obtient que cette chapelle, soit baptisée Notre-Dame-de-la-Paix. Le pape Urbain VIII accorde à l'oratoire diverses indulgences, et la chapelle devient alors un lieu de prière et de dévotion. En cette même année 1637, Anne d'Autriche y forme un vœu pour la paix du royaume. Deux ans plus tard, enceinte de Louis Dieudonné, le futur Roi Soleil – ce qui fait dire à l'époque : « c'est Sahurs qui donne un roi à la France » -, elle fait don à la chapelle d'une Vierge d'argent du poids du dauphin, près de 6 kilos. La statue est donnée par son propriétaire à l'hôtel de la Monnaie de Rouen le 15 frimaire de l'an II. L'énorme pierre marquée aux armes de France, dite la « sauvegarde », est octroyée sur ordre de Louis XIII à Pierre de Marbeuf pour l'exempter du logement des troupes royales. 

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